Anazas
    Philippe D'AMATO
 
Thème : Roman  
 

Ne cherchez pas dans le dictionnaire! Aujourd’hui, “Anazas” ne signifie plus rien. Mais autrefois, ce nom sifflait comme une lame. Il était planté au cœur de l’Arabie, entre le grand Nefoud et Médine. Il désignait la zone interdite.
Et ceux qui s’y risquaient ne revenaient jamais. À première vue, ce n’était qu’une mer de sable… Juste un océan de désolation où le vent soufflait interminablement. Seulement il ne faut jamais se fier aux apparences.
Surtout au pays des mirages! Par un curieux caprice de Mère Nature, rien de ce qui rampait, fourmillait, ou serpentait ne pouvait y survivre. Même les ombres ne pouvaient pas se promener librement dans ce désert. Le soleil les martelait, les écrasait, les enfonçait dans le sable, et quand il s’arrêtait de cogner, il laissait derrière lui l’horizon chauffé au rouge. Non, Anazas n’était pas un simple désert. C’était un territoire que les armées devaient contourner pour livrer bataille. Les légions romaines l’avaient baptisé “la forge de Vulcain”.
Et cet enfer figurait en blanc sur les cartes comme un morceau d’envers enchâssé dans l’endroit.

"La guerre d'Irak, vous connaissez? Non, pas celle de George Bush.
Celle de Lord Salisbury. Souvenez-vous...À l'époque, l'Irak s'appelait la Mésopotamie.
Les Troupes britanniques débarquaient à Bassorah. Londres signait un accord avec le Koweït, et Aden servait de station de ravitaillement à la Royal Navy. En ce temps-là, on ne parlait pas encore de l'impérialisme américain. Et pour cause! C'était l'Empire britannique qui dominait le monde. Oui, à l'époque, le soleil brillait sur Londres et le pétrole pétrole coulait à flot! C'était il y a un siècle. Une éternité, presque. Et pourtant, rien n'a changé"

  14 x 21 cm
  191 p.
   16,15€
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 ISBN 2-87867-697-1