Mai 2006    



 

 

 

 

 







Francine BORELLI-JACQUET
   
La mamie du Beausset que chaque adolescent rêverait d'avoir tant cette passionnée de football sait captiver son public, à travers des ouvrages tellement réels que les lecteurs n'ont aucune peine à se mettre à la place des protagonistes. Sans se séparer de son franc parler, elle évoque avec humour ses relations avec un entourage pittoresque. Les performances sportives de l'OM en toile de fond permettent de donner un rythme certain à ses livres tout en permettant de mieux saisir les réalités des gens du Sud. Elle s'en donne à cœur joie dans les fêtes du livre où son liant et sa gouaille font merveille.



 
Et si c'était à refaire ? Je recommencerais
 
Biographie

Les hasards de la profession de mon mari nous conduisirent un peu partout dans le monde… fallait-il que l’on s’aime !!!
Nous étions jeunes, il y eut l’Algérie, puis Sain-Pierre et Miquelon ses glaces, sa brume nous attendaient. Plus tard la Polynésie s’offrit à nous… Et moi je rêvais… Je rêvais les départs, je rêvais les retours. Le rêve se réalisant parfois, incorrigible je croyais rêver encore. Entre rêves et réalité, quelle belle vie j’ai eue ! Nous avons vécu tout cela à deux, c’est à deux mains que nous l’avons écrit… "Et si c’était à refaire nous recommencerions".

   17,10€    ISBN 2-87867-710-2


       extraits du livre Et si c'était à refaire? Je recommencerais

 

Marseille

  Ce n’est pas chose aisée, lorsque vous êtes une jeune fille rieuse, pleine de vie, insouciante comme on pouvait l’être à vingt ans dans les années cinquante, fille unique de parents modestes, tellement aimants, d’imaginer que vous allez abandonner tout ça pour épouser un "gendarme" avec tout ce que cela comporte d’inconnu… En a-t-il fallu de l’amour pour quitter le nid douillet, renoncer au quotidien, à l’affection de sa maman et de son papa, et accepter de vivre au loin, dans une caserne… souvent inhospitalière !
  Il me faut commencer par le commencement. J’habitais la banlieue marseillaise "La Pomme" et je travaillais depuis quelques années au guichet d’un petit bureau de poste à Marseille Saint-Loup*. C’est là que j’ai connu le jeune homme si beau, si gentil, qui allait devenir l’homme de ma vie, celui qui, après plus de cinquante ans de vie commune, fait battre mon cœur comme au premier jour.
Maman (Rose) était secrétaire, Papa (Roger) ajusteur mécanicien dans les ateliers du dépôt de tramways de la Capelette. Ouvrier, Papa entretenait, sans militer, des idées de gauche très arrêtées. Imaginez donc sa réaction, quand cette fille qu’il adorait, lui annonça qu’elle voulait épouser un gendarme… Que de cris ! Que de disputes ! Que d’explications orageuses ! Tout ça pour la dissuader d’accorder son cœur, sa vie, ses vingt ans et tout ce qui va avec, à un représentant de l’ordre qui, durant des mois, sema pas mal de désordre dans leur vie jusqu’alors bien tranquille.
  Rose, plus calme, plus accommodante, essayait de tempérer les colères de son mari, mais Roger ne voulait pas en démordre.
  Je ne m’étendrai pas trop sur les emportements paternels et sur les révoltes filiales, adoucis cependant par la clémence maternelle. Tout cela pour expliquer l’ambiance familiale de l’époque.
Finalement, après des mois de luttes intestines, Papa accorda, certes avec beaucoup de réticence, la précieuse main de sa précieuse fille à l’élève gendarme qui faisait son stage au Camp de la Demande, à Aubagne. La gentillesse, la bonne éducation du promis, eurent raison de la méfiance de Roger et conquirent d’emblée et à tout jamais la sympathie de Rose.
  Ce stage devait durer six mois, six mois nécessaires pour préparer un gendarme, mais pas suffisants pour persuader la fiancée qu’elle allait à la rencontre d’une vie idyllique, dans un appartement de rêve où elle apprendrait tout : son métier de jeune épouse, la discrétion qui doit être la qualité maîtresse de la femme d’un représentant de la maréchaussée et l’acceptation de quitter ses parents pour aller elle ne savait où…


  Nous étions en hiver 1952, le mariage était prévu pour le printemps 1953. Maman préparait avec amour mon trousseau, et tout ce qui était nécessaire, pour débuter dans la vie, à de jeunes mariés appelés à partir au loin ! En ce temps-là, peu de gens possédaient une voiture, et s’éloigner de cinquante kilomètres était une aventure. Entre autres choses, elle avait acheté des ustensiles de cuisine (de première nécessité, disait-elle) qu’elle avait mis dans des cartons entreposés dans un coin de ma chambre.
  Je ne pense pas que cela ait encore cours de nos jours, mais lorsqu’il y avait projet de mariage, une enquête de moralité était effectuée. Ainsi, pour être acceptée, la jeune fille devait répondre à certains critères : avoir une famille au casier judiciaire vierge, ne pas être divorcée, être issue d’un milieu aux idées non subversives. Heureusement, les idées de Roger n’étaient que viscérales car, s’il avait fait preuve de militantisme, son inestimable fille aurait été rejetée… Or, si Papa n’était pas tellement ravi d’accorder son enfant à la "grande famille", il n’était pas question que cette"famille" refusât sa fille ! À ses yeux c’était inconcevable !
  Un soir de janvier 1953, j’arrivais au domicile familial après ma journée de travail et, que vis-je en rentrant ? Roger face à un adjudant et à un gendarme… les enquêteurs !
  - Voilà la future épouse, dit le gradé, nous vous attendions pour vous poser quelques questions.
  - Ils t’attendent depuis seize heures trente, je les ai fait patienter, fit remarquer Papa.
  D’un coup d’œil discret il me montra la bouteille de pastis, les trois verres… et la pendule qui affichait dix-huit heures quinze ! Ces messieurs me posèrent quelques questions anodines, puis, tout d’un coup, la question qui tue sur un ton badin :
  - Est-ce qu’elle a une dot ?
  Roger faillit s’étouffer.
  - Une dot ?
  - C’est sans importance, ce sont les imprimés qui sont libellés ainsi, c’est pour plaisanter, bien sûr, mais dans le passé cela avait son importance.
Papa, qui se remettait de son étouffement, plaisanta lui aussi :
  - Elle n’a aucune dot, mais un trousseau complet et trois ou quatre cartons de gamates*. Les deux militaires n’étant pas de la région s’interrogèrent sûrement sur la signification du mot "gamates" que Roger ne jugea pas nécessaire de leur expliquer.
  C’est alors qu’on tapa à la porte et entra l’élève gendarme de mon cœur qui était nullement prévu au programme ; il lui arrivait de faire le mur pour passer un moment avec moi. Aubagne et La Pomme étant très proches.
  - Voilà l’élève gendarme Jacquet, s’écria l’adjudant, vous avez quartier libre ?
L’élève gendarme n’eut pas le temps de répondre, Maman faisait son entrée avec son merveilleux sourire.
  - Bonjour Messieurs, Roger est-ce que tu as pensé à offrir l’apéritif ?
  Sans répondre, Roger, d’un regard éloquent, montra la bouteille et se garda bien d’obtempérer, cette histoire de dot lui était restée en travers. Il en parla longtemps.

  Les jours s’écoulèrent, le stage tirait à sa fin et, un jour, dans mon petit bureau de poste, coup de téléphone : Robert venait de réussir son examen. Bien placé, il allait avoir le choix pour sa future affectation. Plein de candeur, il me suggéra :
  - Si nous allions en Allemagne… qu’en penses-tu ?
  Il y avait encore les troupes d’occupation et de nombreux postes s’ouvraient aux volontaires. L’Allemagne pour moi qui n’avais jamais quitté Marseille représentait le bout du monde.
  - Jamais de la vie, ai-je répondu, n’importe où, mais le plus près possible de nos parents.
  Quelques jours après, nous apprenions que la première affectation serait la Brigade territoriale de Draguignan à cent kilomètres de Marseille.
  Le 14 mars, j’épousai le garçon que j’aimais, pour le meilleur, j’ai eu une très belle vie, et pour le pire, j’ai connu de durs moments, des surprenants, des imprévus… Et si c’était à refaire ? Ma foi, je recommencerais.

* Lire "Pardon de vous avoir tant aimés…" chez le même éditeur
* Mot marseillais qui signifie casseroles, marmites, récipients de toutes sortes.



 
Mais de quoi se plaignent-elles
 
Roman

Son but ? Rencontrer l'oiseau rare. Elle ne fut donc pas inactive, elle en connut des hommes…des vieux, des jeunes, des riches, des radins, des fauchés et j'en passe… Elle n'était pas courageuse, non, juste avide d'amour vrai…un peu légère, j'en conviens…


  14,25€    ISBN 2-87867-623-8

 

 
 Me souvenir et rire encore
 
Roman

J’ai ouvert ce livre au hasard et j’ai lu... Je ne l’ai plus quitté et me suis gondolé de plaisir. Bon rire salutaire, explosant de belle santé, chargé de bonheur de qualité. Cette prose fait du bien, elle est évocatrice, imagée, claire, bien dialoguée, riche du vocabulaire d’en bas... C’est un livre jubilatoire, presque rabelaisien. " Le bonheur, comme le rire, est le propre de l’Homme..." L’auteur peut se vanter de posséder les deux. Jean-Claude Rey Le Papet, conteur du Luberon

  15,20€    ISBN 2-87867-492-8



 
Dis-nous mamy, c’est quoi la vie ?
 
Romans

Égoïsme, ingratitude, voire indifférence sont l’apanage de la jeunesse... En l’adulte qu’il était devenu, elle ne reconnaissait pas l’enfant qu’elle avait en partie élevé... Le souci, l’inquiétude, le chagrin qu’ils suscitent, transforment souvent en inconnus ceux qui en sont la cause... Elle pensait l’avoir rendu heureux... Erreur ! C’était son bonheur à elle qui n’était pas celui de l’enfant...

  14,25€    ISBN 2-87867-431-6



 
Pardon de vous avoir tant aimés...
 
Biographie

Je dédie ces souvenirs à tous ceux que j’ai aimés, à tous ceux que j’aime. Je les dédie aussi à ceux et celles dont j’ai peu parlé mais que je n’ai pas oubliés... Pour mes amis d’enfance qui ont connu ce que j’ai connu. Nous avons partagé de nombreux rêves, les avons-nous tous réalisés ?

  14,48€    ISBN 2-87867-347-6



       Fevrier 2007 : De Granville Daniel

       Janvier 2007 : Courouble Pierre Antoine

       Décembre 2006 : Cointat Alain

       Novembre 2006 : Fernande Ammouial

       Octobre 2006 : Simonne Peyre

       Septembre 2006 : Sébastien Conterio

       Aout 2006 : Christine Manavella

       Juillet 2006 :
Guy Joubert

       Juin 2006 :
Jean Bracco

       Mai 2006 : Borelli-Jacquet

       Avril 2006 : Bernard Soulhol

       Mars 2006 : Robert Blanchard

       Février 2006 : Michèle Zanchetta

       Janvier 2006 : Micheline Blanc Tillier

       Décembre 2005 : Bernard Baille