|

|
|
Jean BRACCO |
| |
|
Instituteur,
puis directeur d’école, aujourd’hui à
la retraite, Jean Bracco a toujours été poète.
Son premier recueil "A la recherche de la vérité"
a reçu le grand prix des poètes et artistes de France.
Son ouvrage "des pièces d’or et de la monnaie"
fait penser aux caractères de Bruyère, oui, mais en
vers classique. Nouvelliste et conteur, il a également publié
trois romans d’une grande sensibilité poétique
: "Les sentiers de la vie", "Si la Provence m’était
contée" et "au temps des instits".
|
| |
Comme l'eau du ruisseau |
| |
|
Poésie
Regagnant la terre
ferme par petites étapes, abandonnant à
regret son plumier d’écolier et sa boîte
de soldats de plomb, Jean Bracco nous entraîne
dans les bras toujours accueillant de Dame Nature. Il
ne nous marchande pas la splendeur des quatre saisons,
s’attendrit sur une rose fanée, le tronc
du cerisier mort qui finira, je suppose, bûche
de Noël, la goutte de rosée qui déploie
mille ruses pour ne pas glisser de la feuille dans le
néant.
|
9,50€ |
|
ISBN
2-87867-722-6 |
|
extraits du livre Comme
l'eau du ruisseau
Comme l’eau du
ruisseau
L’eau du petit ruisseau l’emporte dans son rêve,
Et murmure son chant, comme pour l’appeler.
Il se sent attiré par ce flot qui sans trêve
Coule et coule toujours, pour se renouveler.
Il arrête soudain sa marche solitaire,
Tandis qu’il suit des yeux l’éternel mouvement.
Il ne fredonne plus, choisissant de se taire,
Pour regarder pensif, très calme, étrangement.
Une image retient son âme fascinée.
Son esprit délaissant le présent, l’avenir,
La voit dans ce miroir, troublante, hallucinée.
De son passé revient un lointain souvenir.
Il retrouve l’allure et la face un peu ronde,
Les gestes maladroits d’un tout jeune garçon
Qu’il reconnaît, ému, dans le sein de cette
onde.
Il riait aux éclats ou pleurait sans façon.
Le fugace mirage a disparu, fragile.
L’homme se ressaisit, il ne fait que passer.
Il s’éloigne à pas lents, vers son destin
tranquille,
Comme l’eau du ruisseau qui va sans se lasser.
|
| |
On le raconte au village |
| |
 |
Roman
Dans cet ouvrage
l'auteur nous fait découvrir l'ambiance d'un village
provençal où l'on apprend à "écouter battre le cœur
des autres." Il nous conte tour à tour la force d'une
amitié puis le désir d'être premier de la classe à l'école
communale. Entraînant par la suite le lecteur dans la
colline où habite un jeune garçon attachant avant de
terminer par la traditionnelle partie de pétanque disputée
devant une galerie aussi attentive que pittoresque ,
au cours d'un inoubliable 14 Juillet.
|
11,40€ |
|
ISBN
2-87867-558-4 |
|
extraits du
livre On le raconte au village
La grande brouille
Tout semblait paisible, en ces années 70, sur le piton
où se dressait tout pimpant le charmant village, face
au très touristique Castellet situé sur la colline
voisine.
Avec ses toits rouges, ses façades avenantes, son fier
clocher, l’ensemble souvent inondé de soleil
était aguichant aux yeux de ceux qui le découvraient,
en arrivant par la route du Beausset ou celle de Saint-Cyr.
Seuls, ses habitants auraient pu évoquer l’étrange
mur de silence qui s’était érigé
entre Lucien Bérenguier et Gaston Spinacci.
Il s’agissait là d’une situation “interne”.
Elle ne pouvait intéresser ou émouvoir, au-delà
des deux protagonistes, que les gens dont les vies étaient
si proches en cet espace somme toute restreint. Tous se connaissaient
parfaitement. Chacun apprenait à écouter battre
le cœur des autres sans trouver cela indécent.
On se sentait encore en famille, en quelque sorte, en ce temps-là.
Comment ces deux hommes en étaient-ils arrivés
à cette rupture totalement imprévisible ? Ils
se connaissaient depuis toujours, comme on dit ici. Ils avaient
fréquenté les bancs de l’école
communale ensemble, du CP à la classe de Fin d’Études.
Ils avaient été reçus au Certificat d’Études
primaires tous deux, à l’âge de 14 ans,
la même année, selon les lois scolaires de l’époque.
L’un était entré en apprentissage chez
Tonello, garagiste au village. L’autre avait été,
dès sa sortie de l’école, employé
comme ouvrier agricole chez les Gensole, exploitant un domaine
vinicole assez important et un beau verger.
Les années avaient passé. Lucien avait repris
le petit garage de Tonello, avec l’aide de ses parents
et en souscrivant un prêt. Il s’était marié
avec une fille du Beausset : Lucette Guérini. Le couple
s’était séparé au bout de trois
ans, sans avoir eu d’enfants. Ni lui, ni sa femme, ne
donnèrent jamais une raison crédible pour ce
divorce mettant fin à une union brève. Les mauvaises
langues ne manquèrent pas de commenter l’événement,
en avançant diverses
hypothèses, plus ou moins fantaisistes. Comme la Lucette
s’était remariée assez rapidement, on
laissa entendre que ce “pauvre Lucien” n’avait
pas épousé un prix de fidélité.
Tout se tassa sans que le “pauvre mari” eût
à souffrir de ces réflexions. Il ne se remaria
pas.
Son copain de classe, et même de maquis durant la période
de la deuxième guerre mondiale, était resté
célibataire. Leurs relations amicales n’avaient
nullement été altérées par cet
épisode malheureux. Le cultivateur ne s’était
guère fait remarquer par ses frasques par ici. De temps
à autre, en compagnie de Lucien, il partait en virée
en fin de semaine. Nos deux amis donnaient alors l’occasion
aux éternels commentateurs d’émettre des
pronostics, plus ou moins osés ou
grivois, sur le but de ces sorties. Les intéressés
se montraient discrets à ce sujet. Les années
passaient. Leur vieux couple d’amitié durait
toujours.
Gaston, grand, les cheveux grisonnants, les traits burinés
par les fatigues des travaux de la terre et le soleil, souvent
en salopette bleue, donnait cette impression des gens madrés
de la campagne, quand il souriait en fixant ses interlocuteurs
de ses yeux clairs donnant sur le gris. Il avait l’art
de sous-entendre quelque chose qui échappait à
l’autre. Fernand Andrieu, parlant
de lui, ne manquait pas de dire :
- Il me donne l’impression de se payer ma tête.
Je ne sais pas ce qu’il pense vraiment.
Ces non-dits faisaient que sur beaucoup de sujets, chacun
ayant toujours un secret à taire doutait quant à
l’efficacité d’avoir su le garder. Le braconnier
Henri Camocchi, pourtant expert dans l’art du camouflage
pour dissimuler ses pièges, se demandait parfois s’il
allait récupérer ses proies, en les relevant.
Gaston, quittant le bar Central, annonçait certains
jours à la cantonade, en lui lançant un coup
appuyé sur le côté
- Ce soir, je pense me régaler avec un civet de garenne.
La réflexion était surtout faite pour indiquer
que, comme tous les autres, il était au courant des
activités illicites d’Henri. Avec une malice
certaine, il se plaisait à rendre l’autre méfiant
vis-à-vis de lui. Il aimait semer le doute :
- Attention ! Je sais plus que tu ne crois ... signifiaient
ses mots et sa mimique.
Comme il travaillait dans la plaine, il lui arrivait souvent
de remonter par la colline, la journée terminée.
On le disait curieux. Il pouvait en avoir surpris quelques-uns
en situation délicate, où illégale. Il
ne faisait pas bon se laisser aller à “carégna”*
dans ces lieux où la nature offrait, à première
vue, un abri sûr par ses écrans de verdure et
son silence. Les fautifs en particulier, finissaient par craindre
d’avoir été observés par l’intrus.
Ils redoutaient une réflexion anodine en apparence,
pouvant donner naissance à interrogations ou soupçons.
Gaston, en vérité, adorait cultiver le secret
du suspense, pour se donner de l’importance. Il ne savait
guère plus de choses que les autres, en dehors de la
rumeur connue. Il mettait certains individus, antipathiques
pour lui, dans l’embarras. Cela l’amusait avant
tout.
Le blond Lucien avait perdu, au fil des ans, beaucoup de ses
cheveux, dont il était si fier durant sa jeunesse.
De taille très moyenne, d’aspect plutôt
frêle, il n’en débordait pas moins d’énergie.
Il lui restait un semblant de houppe sur le haut d’un
crâne dégarni, ceint d’une couronne blonde.
Son teint clair craignait le soleil. Il portait souvent une
casquette, par coquetterie. Il se démenait dans son
petit garage, avec, en de rares périodes, l’aide
d’un apprenti. Il s’occupait, avec un soin jaloux,
des véhicules tous tonnages, confiés par les
gens du pays. Ceux-ci le qualifiaient de bon ouvrier. Le mécano
ne roulait pas sur l’or, pour sûr. Ses bleus de
travail, ses mains, son visage parfois, en fin de journée,
portaient les marques du cambouis auquel il était confronté,
comme tous ceux de sa corporation. Heureusement, il confiait
son linge à Madame Blanchard, une brave femme. Elle
le lui rendait lavé et repassé. Il pestait contre
les taxes, les impôts, menaçait sans cesse de
tirer sa
révérence quand les difficultés l’agressaient.
Néanmoins, vaille que vaille, il maintenait le cap.
Son visage, aux yeux bleus perçants, retrouvait le
sourire quand le rideau tiré, les véhicules
garés, débarbouillé et changé,
vers dix-huit heures, il se retrouvait avec son ami Gaston
au bar Central. Ils s’isolaient un peu. Une table leur
était pratiquement réservée, au fond
de la salle. Ils parlaient surtout après avoir évoqué
leur journée, des épisodes de leur vie. Leur
jeunesse y était en bonne place. Leur âge ne
leur permettait plus déjà, à cette époque,
d’envisager des escapades comme ils les entreprenaient
voilà quelques années encore. Ils approchaient
la soixantaine et se contentaient, à présent,
de vivre presque essentiellement au village. Ils n’en
sortaient que rarement, par obligation, pour faire des courses
quand ils ne trouvaient pas ce qu’ils désiraient
sur place. De temps à autre, Gaston prétendait
rendre visite à un cousin à Toulon. Pour l’occasion,
un effort vestimentaire concernant l’élégance
de sa mise ne manquait pas d’éveiller l’attention
de ses connaissances. Costume cravate et souliers de ville,
le “déguisaient” en étranger. En
ricanant, ses détracteurs laissaient entendre que ce
cousin portait sans doute une robe. On était plus bienveillant
avec Lucien qui évoquait le travail, l’achat
de pièces pour moteur. Léon Martin ne lui
demandait pas, comme à Gaston, de donner bien le bonjour
au “cousin”, un rien goguenard. Le plaisantin
n’obtenait en réponse qu’un haussement
d’épaules. Lucien était connu comme ayant
des idées de gauche, partisan des syndicats, même
s’il n’était pas adhérent à
l’un d’eux. Les propos généreux
qu’il tenait lui
donnaient l’impression d’espérer améliorer
sa modeste condition, dans un futur qu’il ne connaîtrait
jamais. Il le savait au fond de lui. Son discours n’émouvait
ni Gaston, ni son auditoire. Sa colère, ou plutôt
sa révolte évacuée, il redevenait un
homme sociable, assez généreux pour payer un
verre à une connaissance.
Tout alla bien, jusqu’à ce soir de décembre
noir et froid où, comme d’habitude, nos amis
se retrouvèrent après leur travail, au bar Central.
La rue principale était déserte. Seules, de
rares silhouettes grises, furtives, l’animaient durant
de brefs instants, pour disparaître rapidement dans
l’abri chauffé des maisons
....
|
| |
L'enfance buissonnière |
| |
 |
Roman
L’école buissonnière est une réponse
aux contraintes scolaires. Il est en effet un moment
où il vaut mieux aller se promener que d’aller en classe.
Le poète a aussi ses chemins de traverse. La force de
sa mémoire, la douceur de ses souvenirs le guident vers
son enfance. Alors notre poète, « partant sur son rayon
de lune », parcourt la route de son passé pour un univers
magique de musique, de chants et de récits des plus
belles histoires. |
11,40€ |
|
ISBN 2-87867-438-3 |
|
| |
Au temps des « Instits » - L’école |
| |
 |
Roman
Pour lui l’instit
de son époque, pas si lointaine, a eu un rôle difficile.
On peut le comparer à un chef d’orchestre qui, chaque
jour de classe, devait veiller à ce que la partition
soit correctement jouée par des instrumentistes par
forcément attentifs et parfois frondeurs. Même si les
techniques ont évolué, la tâche de l’enseignant demeure,
à ses yeux, primordiale pour ses élèves et leurs familles. |
13,03€ |
|
ISBN 2-87867-328-X |
|
| |
Des pièces d'or et de la monnaie |
| |
 |
Poésie
Le vers classique
d’aujourd’hui ?
Pourquoi pas, surtout pour traduire une réalité intemporelle
: la nature humaine. L’ingrat, l’avare, le prétentieux,
le fourbe, mais aussi l’indécis, l’homme pressé ou le
rêveur sont de toutes les époques. Clin d’oeil à La
Bruyère, les caractères sont les mêmes au-delà de l’habillage
culturel.
Il y a toujours « des pièces d’or et de la monnaie ». |
8,68€ |
|
ISBN
2-87867-299-2 |
|
| |
Les Sentiers de la vie - La Communale des années 60 |
| |
 |
Roman
Au début des années
60, Féli, Lilou, Bécassin mais aussi « La Broque » ou
le « Caracou » fréquentent (côté garçons, époque oblige
!) les bancs de la « Communale » dans un village du
Var qui ressemble à s’y méprendre à la Cadière d’Azur.
En classe ou dans la cour de « récré », mais aussi en
battant la campagne, ces « citoyens en herbe » bâtissent
un monde qui n’appartient qu’à eux, avec ses règlements
et son code d’honneur, pas toujours respecté d’ailleurs
! |
11,58€ |
|
ISBN 2-87867-256-9 |
|
|
Fevrier
2007 : De
Granville Daniel
Janvier 2007 : Courouble
Pierre Antoine
Décembre 2006 : Cointat
Alain
Novembre 2006 : Fernande
Ammouial
Octobre 2006 : Simonne
Peyre
Septembre
2006 : Sébastien
Conterio
Aout
2006 : Christine
Manavella
Juillet 2006 :
Guy Joubert
Juin 2006 :
Jean Bracco
Mai
2006 : Borelli-Jacquet
Avril
2006 : Bernard
Soulhol
Mars
2006 : Robert
Blanchard
Février
2006 : Michèle
Zanchetta
Janvier
2006 : Micheline
Blanc Tillier
Décembre
2005 : Bernard
Baille
|
 |